Un dimanche à Bogotà (partie 1)

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17 octobre 2013

Un dimanche à Bogotà (partie 1)

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Une ville silencieuse s’ouvre à nous, des stands de nourriture, de jus de fruit et de réparation de bicyclettes s’installent les uns aprés les autres au bord des grandes avenues. Il n’y a pas de voiture. Puis passent un vélo, un autre, et encore, des gens en roller, les piétons prennent possession de ces avenues dénuées d’engins motorisés. Bienvenue à La Ciclovia. Un rendez-vous dominical pour les familles de Bogotá. C’est une véritable transformation dont bénéficie la capitale, des kilomètres de pistes cyclables s’installent dans toute la ville. Tout le monde s’y retrouve les cyclistes passionnés et ceux qui simplement se balladent.

Quelle émotion de sentir la tranquilité d’une ville silencieuse avec le contraste de ce bouillonement d’activités!

Les gens pédalent, certains cherchent la vitesse, d’autres prennent le temps de parler tout en pédalant, les familles marchent et observent la ville, certains jouent de la musique sur le bas côté, les gens s’arrêtent boivent un jus d’orange, un jus de mandarine frais, mangent une empanada et repartent. Un véritable défilé de vélo entre les vieux modèles restaurés et les nouveaux de compétitions il y en a pour tous les goûts, toutes les couleurs, toutes les tailles. Certains sortent leurs engins bizarres experimentés fabriqués par eux mêmes, un vélo qui prend l’apparence d’une Harley Davidson, des tandems etc.

La ville prend une autre ampleur, ces immeubles gris et ternes de certaines avenues s’effacent au profit d’une énergie silencieuse qui défile dans ses rues. Moi qui ne suis pas une passionnée de vélo, je ne peux plus échapper à une ciclovia. En pédalant au milieu de milliers d’autres vélos je m’imagine une ville du futur faites seulement de piste cyclable.

La perception de la ville se transforme, son rythme change. Cela génère une ambiance de cohabitation, il existe une cordialité entre cycliste qui change du claxon entre automobiliste qui à bogotà inspire fortement les conducteurs. C’est une véritable expérience dans la ville et jamais je ne l’avais ressentie de cette manière, le stress est comme effacé de ces visages le temps d’un dimanche et ce n’est pas seulement parce qu’il s’agit d’un jour de congés car cela reste un jour trés commercial au contraire. Mais le bruit des bus sans parler du nuage de fumée noir qu’ils dégagent, la vitesse à laquelle les voitures roulent et accélérent quand une personne traverse nous rend vite nerveux. Alors oui des rues entières de vélo où le piéton a de la place pour se déplacer est de suite une mini révolution. On peut écouter la ville d’une autre manière.

Cela donne à rêver d’une ville plus agréable, où au lieu d’être coincé dans les embouteillages on roulerait à vélo, et je suis presque sure que cela nous prendrait autant de temps. Je ne suis pas une personne sportive du tout mais on surestime l’effort qu’exige le vélo et c’est sûrement plus revigorant que d’être bloqué dans un bus. A quoi ressemble la ville du futur à laquelle on rêve? Pour moi une ville doit avoir plus de petites rues que de grandes avenues, faites de passages secrets on pourrait aller d’un recoin à un autre en un temps reccord. Et surtout elle serait animée le dimanche.

J’ai grandit dans une grande ville où le dimanche est le jour le plus triste qu’on puisse connaître, les rues sont désertes, le silence au contraire fait presque peur, ici le centre devient un centre d’animation et toute la ville s’active, j’ai l’impression que tout Bogotà se retrouve sur ses avenues cyclables. … (Partie 2)

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